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1 ▪
Oh! que tu fusses pour moi comme un frère qui ait sucé les mamelles de
ma mère! Si je te trouvais dehors, je t’embrasserais, sans qu’on m’en
méprisât.
2 Je
t’amènerais, je t’introduirais dans la maison de ma mère: tu
m’instruirais¹; je te ferais boire du vin aromatisé, du jus de mes
grenades.
— ¹ ou: elle m’instruirait.
3 Sa
main gauche serait sous ma tête, et sa droite m’embrasserait!
4 ▪
Je vous adjure, filles de Jérusalem, pourquoi éveilleriez-vous, et
pourquoi réveilleriez-vous [mon] amour, avant qu’elle le veuille¹!
— ¹ ou: qu’il; litt.: ne réveillez pas
l’amour, avant qu’il le veuille.
*
5 ▪
Qui est celle-ci qui monte du désert, s’appuyant sur son bien-aimé? —
Je t’ai réveillée sous le pommier: là ta mère t’a enfantée dans les
douleurs, là celle qui t’a enfantée a été en travail.
6 ▪
Mets-moi comme un cachet sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras;
car l’amour est fort comme la mort, la jalousie, cruelle comme le
shéol; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Jah¹.
— ¹ voir Psaume 68:4.
7
Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le
submergent pas; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour
l’amour, on l’aurait en un profond mépris.
8 ▪
Nous avons une petite sœur, et elle n’a pas encore de seins. Que
ferons-nous pour notre sœur, au jour qu’on parlera d’elle?
9 —
Si elle est une muraille, nous bâtirons sur elle une demeure¹ d’argent;
et si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
— ¹ ou: enceinte crénelée.
10 ▪
Je suis une muraille, et mes seins sont des tours; je fus alors à ses
yeux comme celle qui a trouvé la paix. —
11
Salomon avait une vigne à Baal-Hamon: il remit la vigne à des
gardiens; chacun devait apporter pour son fruit mille [pièces]
d’argent.
12
Ma vigne, qui est à moi, est devant moi. À toi, Salomon, les mille
[pièces]; et deux cents pour ceux qui en gardent le fruit.
13 ▪
Habitante des jardins, les compagnons sont attentifs à ta voix! Fais
que je l’entende!
14 ▪
Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou au faon des
biches, sur les montagnes des aromates.
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Les affections de l'Épouse juive
après toutes les épreuves qui les auront purifiées n'auront pas
l'heureuse sérénité de celles de l'Église aujourd'hui. Cette dernière
jouit avec Christ de relations déjà fermement établies. Dieu soit béni,
il n'y a plus pour nous de «si» ni de verbe au conditionnel (v. 1 et 2).
Nos noms sont gravés «en gravure de cachet» sur les épaules et sur le
cœur de notre Souverain Sacrificateur (v. 6; Ex. 28. 11, 12, 29
).
Nous avons part à cet amour parfait qui chasse la crainte (1 Jean
4. 18
).
Et c'est à la croix que nous avons appris à le connaître dans sa suprême
expression. L'amour y a été plus grand que notre péché et plus fort que
son châtiment: la mort. Même les eaux terribles du jugement n'ont pu
l'éteindre dans le cœur béni du Sauveur (v. 7; Ps. 42. 7
).
Nous reconnaissons dans «la petite
sœur» de Juda, les dix tribus qui atteindront seulement après celle-ci
leur plein développement spirituel (v. 8). Alors règnera la paix (v. 10)
et la vigne entière d'Israël rapportera son fruit (v. 11, 12). Il y aura
pour le vrai Salomon à la fois témoignage et louange (v. 13). Mais
aujourd'hui, c'est notre voix, celle de nos cœurs, que le
Seigneur désire entendre. Avec l'Esprit, l'Épouse répond: «Amen, viens
Seigneur Jésus…» (v. 14; Apoc. 22. 17, 20
).
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