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1 ▪
Sur mon lit, durant les nuits, j’ai cherché celui qu’aime mon âme; je
l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
2 —
Je me lèverai maintenant, et je ferai le tour de la ville dans les rues
et dans les places; je chercherai celui qu’aime mon âme. — Je l’ai
cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
3
Les gardes qui font la ronde par la ville m’ont trouvée. Avez-vous vu
celui que mon âme aime?
4 À
peine avais-je passé plus loin¹, que j’ai trouvé celui qu’aime mon âme;
je l’ai saisi, et je ne l’ai pas lâché que je ne l’aie amené dans la
maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m’a conçue.
— ¹ hébreu: loin d’eux.
5 ▪
Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches
des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas [mon] amour, jusqu’à ce
qu’elle le veuille¹.
— ¹ ou: qu’il; litt.: ne réveillez pas
l’amour, jusqu’à ce qu’il le veuille.
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6 ▪
Qui est celle-ci qui monte du désert, comme des colonnes de fumée,
parfumée de myrrhe et d’encens, [et] de toutes sortes de poudres des
marchands?
7 —
Voici son lit, celui de Salomon; soixante hommes forts l’entourent,
d’entre les hommes forts d’Israël;
8
tous tiennent l’épée [et] sont exercés à la guerre, ayant chacun son
épée sur sa cuisse à cause des frayeurs de la nuit.
9 Le
roi Salomon s’est fait un palanquin de bois du Liban.
10
Il a fait ses colonnes d’argent, son dossier d’or, son siège de pourpre,
son intérieur pavé d’amour par les filles de Jérusalem.
11
Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon, avec la couronne dont
sa mère l’a couronné au jour de ses fiançailles, et au jour de la joie
de son cœur.
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Ne nous étonnons pas si nous avons de
la peine à trouver la présence du Seigneur sur notre lit (v. 1; image de
la paresse) ou, à l'opposé, au milieu du brouhaha de la ville (v. 2).
En revanche, à genoux et dans le recueillement de
notre chambre,
nous pourrons toujours rencontrer Celui qu'aime notre âme (comp. v. 4).
Mais que là non plus rien ne vienne nous distraire et troubler notre
communion (v. 5)!
Du désert, figure d'un monde aride,
un parfum peut s'élever jusqu'à Dieu (v. 6). Jadis Jésus a traversé ce
même monde et toute sa vie n'a été que bonne odeur pour le Père.
La
myrrhe parle de ses souffrances (de la crèche au tombeau; Matt. 2.
11 fin; Jean 19. 39
),
l'encens de ses diverses perfections morales. «Toutes sortes
de poudres des marchands», enfin, suggèrent les expériences
quotidiennes dans lesquelles Dieu se trouve glorifié. C'est un tel
parfum, celui de Jésus, que nous sommes aussi appelés à faire monter
vers Dieu.
Bientôt, pour Israël comme pour
l'Église, ce sera la fin du désert (v. 6; comp. Nomb. 21. 19, 20
).
Le vrai Salomon aura tout préparé en vue du repos millénaire (v. 7 à
10). Sur Lui fleurira sa couronne et ce jour sera celui de
la joie de
Son cœur (v. 11; Ps. 132. 18
).
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