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1 ▪
Et David adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où
l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de
Saül.
2 Et
il dit:
L’Éternel est mon rocher et mon lieu fort, et celui qui me délivre.
3
Dieu est mon rocher¹, je me confierai en lui, mon bouclier et la corne
de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me
sauveras de la violence!
— ¹
litt.: Dieu de mon
rocher.
4 Je
crierai à l’Éternel, qui est digne d’être loué, et je serai sauvé de mes
ennemis.
5
Car les vagues de la mort m’ont environné, les torrents de Bélial¹ m’ont
fait peur;
— ¹ ou: d’iniquité.
6
Les cordeaux du shéol¹ m’ont entouré, les filets de la mort m’ont
surpris:
— ¹ voir note à Genèse 37:35.
7
Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai appelé mon Dieu, et,
de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est [parvenu] à ses
oreilles.
8
Alors la terre fut ébranlée et trembla; les fondements des cieux furent
secoués et furent ébranlés, parce qu’il était irrité.
9
Une fumée montait de ses narines, et un feu sortant de sa bouche
dévorait; des charbons en jaillissaient embrasés.
10
Et il abaissa les cieux, et descendit; et il y avait une obscurité
profonde sous ses pieds.
11
Et il était monté sur un chérubin, et volait, et il parut sur les ailes
du vent.
12
Et il mit autour de lui les ténèbres pour tente, des amas d’eaux,
d’épaisses nuées de l’air.
13
De la splendeur qui était devant lui jaillissaient, embrasés, des
charbons de feu.
14
L’Éternel tonna des cieux, et le Très haut fit retentir sa voix.
15
Et il tira des flèches et dispersa [mes ennemis]¹; [il lança] l’éclair,
et les mit en déroute.
— ¹ litt.: les dispersa.
16
Alors les lits de la mer parurent, les fondements du monde furent mis à
découvert, quand l’Éternel les tançait par le souffle du vent de ses
narines.
17
D’en haut, il étendit [sa main], il me prit, il me tira des grandes
eaux;
18
Il me délivra de mon puissant ennemi, de ceux qui me haïssaient; car
ils étaient plus forts que moi.
19
Ils m’avaient surpris au jour de ma calamité, mais l’Éternel fut mon
appui.
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Les derniers ennemis du roi ont été
anéantis. Comme Israël après la mer Rouge (le verset 16 y fait
allusion), comme Debora avec Barak après leur victoire, et Anne après
l’exaucement, David peut à présent célébrer les délivrances de
l'Éternel. Par un cantique, il remercie
son Sauveur (verset
3). Nous arrive-t-il de chanter notre reconnaissance? Dans les réunions,
ou en famille sans doute! Mais pourquoi ne pas le faire lorsque nous
sommes seuls?
Ce cantique reproduit une grande
partie du Psaume 18
.
Et comme tous les Psaumes, il va bien au-delà des expériences de celui
qui l'a composé. Que sont en effet les souffrances de David à côté de
celles du Seigneur? Que sont la violence et la méchanceté de Saül en
comparaison de la haine de Satan, l'homme fort? Ce dernier a cherché à
effrayer Jésus par la perspective de la colère de Dieu, puis à le
retenir dans «les filets de la mort» (verset 6). Mais à Gethsémané,
Christ a été exaucé «à cause de sa piété» (Hébreux 5. 7
).
Certes, Dieu ne pouvait épargner la croix à son Fils et «faire passer la
coupe loin de Lui». Mais Il Lui a pourtant répondu en Le délivrant de
Son «puissant ennemi»,
le diable (verset 18) et en le tirant (par
la résurrection) des «grandes eaux» (verset 17), oui de ces
terribles «vagues de la mort» (verset 5). |