|
1 ▪
Et Élisée dit: Écoutez la parole de l’Éternel. Ainsi dit l’Éternel:
Demain à cette heure-ci, la mesure¹ de fleur de farine sera à un sicle,
et les deux mesures d’orge à un sicle, à la porte de Samarie.
— ¹
hébreu: séa,
ici et vers. 16, 18.
2 Et
le capitaine, sur la main duquel le roi s’appuyait, répondit à l’homme
de Dieu, et dit: Voici, quand l’Éternel ferait des fenêtres aux cieux,
cela arriverait-il? Et [Élisée] dit: Voici, tu le verras de tes yeux,
mais tu n’en mangeras pas.
3 ▪
Et il y avait à l’entrée, de la porte quatre hommes lépreux, et ils se
dirent l’un à l’autre: Pourquoi sommes-nous assis ici jusqu’à ce que
nous mourions?
4 Si
nous disons: Entrons dans la ville, la famine est dans la ville, et
nous y mourrons; et si nous restons assis ici, nous mourrons. Et
maintenant, venez, et passons¹ dans le camp des Syriens: s’ils nous
laissent vivre, nous vivrons; et s’ils nous font mourir, nous mourrons.
— ¹ litt.: tombons.
5 Et
ils se levèrent au crépuscule pour entrer dans le camp des Syriens; et
ils vinrent jusqu’au bout du camp des Syriens, et voici, il n’y avait
personne.
6
Car le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de
chars et un bruit de chevaux, le bruit d’une grande armée; et ils se
dirent l’un à l’autre: Voici, le roi d’Israël a pris à sa solde contre
nous les rois des Héthiens et les rois des Égyptiens, pour venir sur
nous.
7 Et
ils se levèrent au crépuscule, et s’enfuirent; et ils abandonnèrent
leurs tentes, et leurs chevaux, et leurs ânes, le camp tel quel; et ils
s’enfuirent pour [sauver] leur vie.
8 Et
ces lépreux vinrent jusqu’au bout du camp; et ils entrèrent dans une
tente, et mangèrent et burent, et en emportèrent de l’argent, et de
l’or, et des vêtements; et ils s’en allèrent et les cachèrent. Et ils
retournèrent, et entrèrent dans une autre tente et en emportèrent [du
butin], et ils s’en allèrent et le cachèrent.
|
Le peuple de Samarie a atteint le fond
de sa misère. À présent Dieu peut agir. De sa part, Élisée, le prophète
de la grâce, répond à la tentative de meurtre du roi en annonçant la
délivrance. Le salut est proclamé encore aujourd'hui. Mais combien,
comme le capitaine, y répondent par de l'incrédulité et de la moquerie.
Ce sont quatre pauvres lépreux qui
vont être employés pour faire connaître ce salut: «Dieu a choisi les
choses viles du monde et celles qui sont méprisées...» (1 Corinthiens 1.
28
).
Sans aucune intervention humaine, l'armée syrienne a été mise en
déroute. L'Éternel seul a remporté la victoire. Il en est ainsi de la
croix où Jésus a triomphé seul de tous nos ennemis. Nous étions, comme
ces misérables lépreux, des pécheurs dans une situation désespérée,
voués à une mort certaine et éternelle. Mais celle-ci est
maintenant annulée pour le croyant. Il trouve à sa place: la vie, la
paix, des richesses spirituelles abondantes et gratuites pour le
présent, et un avenir assuré. Tels sont les fruits de la victoire de
Christ à la croix. L'ennemi y a été entièrement dépouillé. Et voyez, il
suffisait de se lever et d'aller pour prendre possession de ces
choses (verset 5; comparer Luc 15. 18
).
L'avez-vous fait? Ou bien êtes-vous encore «assis dans les ténèbres...
et dans l'ombre de la mort»? (Matthieu 4. 16
). |