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16 ▪
Et il dit: Ainsi dit l’Éternel: Qu’on remplisse de fosses cette
vallée.
17
Car ainsi dit l’Éternel: Vous ne verrez pas de vent, et vous ne verrez
pas de pluie, et cette vallée sera remplie d’eau, et vous boirez, vous
et vos troupeaux et votre bétail.
18
Et cela est peu de chose aux yeux de l’Éternel: il livrera aussi Moab
entre vos mains;
19
et vous frapperez toutes les villes fortes et toutes les villes
principales, et vous abattrez tous les bons arbres, et vous boucherez
toutes les sources d’eau, et vous ruinerez avec des pierres toutes les
bonnes portions [de terre].
20 ▪
Et il arriva, au matin, à l’heure d’offrir¹ l’offrande, que voici, des
eaux vinrent du chemin d’Édom, et le pays fut rempli d’eau.
— ¹ offrir,
comme Lévitique
14:20.
21
Et tout Moab apprit que ces rois étaient montés pour leur faire la
guerre, et ils convoquèrent tout homme qui était [en âge] de ceindre une
ceinture, — et au-dessus; et ils se tinrent sur la frontière.
22
Et ils se levèrent de bon matin; et le soleil se levait sur les eaux,
et Moab vit en face [de lui] les eaux rouges comme du sang.
23
Et ils dirent: C’est du sang! Ces rois se sont certainement détruits
et se sont frappés l’un l’autre; et maintenant, Moab, au butin!
24
Et ils vinrent au camp d’Israël, et les Israélites se levèrent et
frappèrent les Moabites, qui s’enfuirent devant eux. Et ils entrèrent
dans [le pays], et frappèrent Moab;
25
et ils détruisirent les villes; et ils jetèrent chacun sa pierre dans
toutes les bonnes portions [de terre], et les en remplirent; et ils
bouchèrent toutes les sources d’eau et abattirent tous les bons arbres,
… jusqu’à ne laisser à Kir-Haréseth que ses pierres: les frondeurs
l’environnèrent et la frappèrent.
26
Et le roi de Moab vit que la bataille devenait trop forte pour lui, et
il prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée, pour se frayer un
chemin jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas.
27
Et il prit son fils, le premier-né, qui devait régner à sa place, et il
l’offrit en holocauste sur la muraille. Et il y eut une grande
indignation contre Israël; et ils se retirèrent de lui, et s’en
retournèrent dans leur pays.
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De la part de l'Éternel, Élisée a fait
connaître le moyen de la délivrance. Et comme toujours, ce moyen, c'est
la foi. Avant de rien recevoir, il faut commencer par creuser des
fosses. Plus on en creusera, plus il y aura d'eau. Or cette eau,
remarquons-le, arrive «au matin, à l'heure d'offrir l'offrande» (verset
20). N'était-ce pas à Jérusalem, bien loin de cette contrée, que le
sacrifice était offert? Pourtant, c'est à cause de
ce sacrifice
que les eaux se mettent à couler. Nous comprenons ce que cela signifie:
Toutes nos bénédictions découlent de l'œuvre du Seigneur à la croix.
Mais les eaux, qui représentaient le
salut pour les armées d'Israël, ont entraîné la destruction des
Moabites. Pareillement, la mort de Jésus, salut pour les croyants, est
en même temps la condamnation du monde (Jean 16. 8
).
Trompés par les apparences, les
Moabites sont frappés et leur pays dévasté. Mais ce que fait leur roi —
l'horrible sacrifice de son fils aîné — produit la consternation dans le
camp des vainqueurs. Et finalement les trois armées se séparent sans
qu'il reste aucun bénéfice réel pour personne de cette fâcheuse
expédition. Tel sera toujours le résultat de ce que nous n'entreprenons
pas avec Dieu. |