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1 ▪
Et il arriva qu’un jour Jonathan, fils de Saül, dit au jeune homme qui
portait ses armes: Viens, et passons jusqu’au poste des Philistins qui
est là, de l’autre côté; mais il n’en avertit pas son père.
2 Et
Saül se tenait à l’extrémité de Guibha, sous un grenadier qui était à
Migron; et le peuple qui était avec lui était d’environ six cents
hommes.
3 Et
Akhija, fils d’Akhitub, frère d’I-Cabod, fils de Phinées, fils d’Éli,
sacrificateur de l’Éternel à Silo, portait l’éphod. Et le peuple ne
savait pas que Jonathan s’en fût allé.
4 ▪
Et entre les passages par lesquels Jonathan cherchait à passer vers le
poste des Philistins, il y avait une dent de rocher d’un côté, et une
dent de rocher de l’autre côté: et le nom de l’une était Botsets, et le
nom de l’autre Séné;
5
l’une des dents se dressait à pic du côté du nord, vis-à-vis de Micmash,
et l’autre, du côté du midi, vis-à-vis de Guéba.
6 Et
Jonathan dit au jeune homme qui portait ses armes: Viens, et passons
jusqu’au poste de ces incirconcis; peut-être que l’Éternel opérera pour
nous, car rien n’empêche l’Éternel de sauver, avec beaucoup ou avec peu
[de gens].
7 Et
celui qui portait ses armes lui dit: Fais tout ce qui est dans ton
cœur; va où tu voudras¹, voici, je suis avec toi selon ton cœur.
— ¹
litt.: tourne-toi.
8 Et
Jonathan dit: Voici, nous allons passer vers ces hommes et nous nous
montrerons à eux.
9
S’ils nous disent ainsi: Tenez-vous là jusqu’à ce que nous vous
joignions, alors nous nous tiendrons à notre place, et nous ne monterons
pas vers eux;
10
et s’ils disent ainsi: Montez vers nous, alors nous monterons, car
l’Éternel les aura livrés en notre main; et ce sera pour nous le signe.
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Au ch. 13 nous avons considéré ce que
la chair peut faire, ou plutôt ne peut pas faire: attendre
l'instant voulu de Dieu. En contraste notre chapitre va nous montrer ce
que la foi est capable d’accomplir. Les ressources humaines sont
toutes du côté de Saül. Officiellement le pouvoir en Israël est là, sous
le grenadier de Guibha. Mais la foi, une foi individuelle, est du côté
de Jonathan et de son compagnon. Pour eux, le secours est
en Dieu,
connu comme Sauveur (verset 6). Double tableau qui nous fait penser à la
chrétienté d'aujourd'hui. Les grandes religions dites chrétiennes
prétendent détenir à elles seules l'autorité spirituelle et se
considèrent comme des intermédiaires nécessaires entre Dieu et les âmes.
Mais le Seigneur connaît ceux qui sont siens et Il leur accorde à la
fois son appui, l’intelligence de Ses pensées, et la jouissance de Sa
présence, en dehors des organisations contrôlées par les hommes.
Humainement, l'expédition de Jonathan était une folle aventure. Les
Philistins en force occupaient les points stratégiques. Jonathan compte
sur Dieu, attendant de Lui un signe pour aller de l'avant. Encore une
fois, quel contraste avec son propre père précédemment, et quel exemple
pour nous!
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