Les Psaumes

Psaume 51

Il est bien remarquable de trouver ce psaume à la suite du précédent: c’est le tableau d’une âme recevant instruction de la doctrine et de l’avertissement donnés dans le psaume 50. C’est un appel au Seigneur (50:15) au jour de la détresse — de la détresse la plus profonde — une détresse d’âme. Ici le pauvre pécheur cherche son refuge dans la grâce, se réfugie en Dieu seul, avec son fardeau. C’est aussi ce que justifierait et ce à quoi conduirait le reproche fait à la religion légale d’Israël dans le psaume précédent.

Ce ne sont pas là seulement les paroles de David se repentant de son péché touchant Urie et Bath-Shéba, mais les paroles du résidu repentant au dernier jour (voir Ps. 38). Le pénitent apporte à Dieu un cœur brisé — seul sacrifice que Dieu peut accepter pour le moment. Mais une fois le pécheur lui-même accepté et pardonné, ses actions de grâces et son holocauste seront offerts et agréés.

C’est en Dieu seul, comme je l’ai dit, que l’âme affligée recherche le soulagement à sa peine. Elle ne veut se confier en nul autre. Même les ordonnances ne sont pas un refuge pour elle. Elle renonce aux sacrifices et aux offrandes qu’elle pourrait apporter comme remède à sa culpabilité. Elle n’invoque et n’attend rien que le lavage de Dieu, le salut et la justice de Dieu.

Et c’est une attitude précieuse. Car souvent c’est vers des ordonnances que se tourne une âme travaillée, tout comme un cœur honnête ou une vie honnête serait le fondement de la confiance d’un simple moraliste. Mais ce n’est qu’une autre forme, quoique plus subtile, de propre justice.

De même que David trouvait en Dieu seul sa consolation et son repos, de même Dieu était le seul objet de David: «Contre toi, contre toi seul j’ai péché». Il dit pareillement à Nathan: «J’ai péché contre l’Éternel». Telle était — et telle doit toujours être — la pensée d’un pénitent sincère. Et nous savons par son histoire que l’Éternel devint vraiment l’objet du cœur de David. Toute sa conduite après sa conviction de péché le montre; car il était disposé à laisser l’Éternel agir envers lui comme il plairait à Ses yeux, Lui rendre la joie comme et lorsqu’Il le voudrait (2 Sam. 15:25), enfin prendre Lui-même sa défense contre celui qui l’insultait et le persécutait (2 Sam. 16:12).

Tout ceci ne nous enseigne-t-il pas à cultiver l’habitude de marcher avec Dieu? «Il m’importe fort peu que je sois jugé de jugement d’homme», dit l’apôtre. Puissions-nous avoir un tel état d’esprit! Puissions-nous désirer éprouver notre propre œuvre dans la présence de Dieu, de sorte que nous ayons de quoi nous glorifier relativement à nous-mêmes seulement et non relativement à autrui (cf. Gal. 6:4)! Puissions-nous enfin donner au Seigneur la place qui Lui revient dans nos cœurs! Il n’avait aucune place dans le cœur de Judas, mais il en avait une dans celui de Pierre. Il n’en avait pas dans le cœur de Saül, mais il en avait une dans le cœur de David. Et de même il aura bientôt une place dans les affections de l’Israël selon son cœur lorsqu’ils seront amenés à reconnaître qu’ils ont péché contre Lui, selon le langage de ce psaume, tandis que la nation apostate dira: «C’est en vain qu’on sert Dieu» (Malachie 3).

 


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