Livre du Prophète Ésaïe
Chapitres 62 à 63 (v. 1-6)
v. 1-5. Christ confirme les
paroles de Sion. Il ne se reposera pas qu’il n’ait fait éclater la justice et le
salut de sa bien-aimée. Son nouveau nom sera invoqué sur elle (à bien plus forte
raison sur son Église, Apoc. 3:12).
Les fiançailles de Sion avec son
Dieu seront proclamées, le pays sera désormais marié à l’Éternel (v. 4).
v. 6-9. Les gardiens établis par
Lui sur les murailles de Jérusalem feront constamment se ressouvenir l’Éternel
de ses promesses et de son serment, jusqu’à ce que le moment de leur
accomplissement soit venu. Jérusalem peut compter sur le serment de l’Éternel
pour ne plus jamais être asservie à ses ennemis.
v. 10-12. C’est Jérusalem
elle-même qui fraye le chemin au peuple nouveau, et cela parce que le salut est
d’abord arrivé pour elle, par la venue de Christ. Il y a gradation dans ce
chapitre: v. 1-5, Christ promet; 6-9, le temps est proche, les sentinelles
crient jour et nuit; 10-12, derniers préparatifs pour recevoir le peuple.
«Voici, ton salut vient».
63:1-6. Un dialogue s’établit
entre Jérusalem et Christ libérateur, concernant la façon dont s’opérera la
délivrance.
a) Jérusalem le voit arriver
d’Édom, de Botsra (34:5-8). C’est en effet là qu’aura lieu le carnage des
nations qui délivrera Jérusalem (v. 1).
b) Christ répond (v. 1): C’est
moi. Il parle en jugement, mais ce jugement est le salut avec puissance.
c) Jérusalem reprend la parole:
Pourquoi ce sang qui te couvre, comme le vin celui qui foule la cuve (Apoc.
14:19, 20)?
d) Christ répond: J’ai agi moi
tout seul. Le jour de ma vengeance était là, et c’était l’année de mes rachetés
(l’année sabbatique). Personne n’était avec moi (v. 5). N’en a-t-il pas été de
même à sa première venue (50:2)? De même à la croix (Psaume 22:11; Ps. 69:20).
De même en intercession (59:16).
Chapitre 63 (v. 7-19)
v. 7-10. Maintenant le Résidu
parle. La grâce a comblé sa coupe. Il récapitule les sympathies de Christ, tout
ce qu’il y avait dans son cœur pour eux, son œuvre comme Rédempteur et ses
délivrances, mais aussi les rébellions d’Israël. Il a été obligé de combattre
contre eux.
v. 11-14. Mais, contraint ainsi à
se changer pour eux en ennemi, Il s’est souvenu de ses grâces passées, de son
œuvre d’autrefois.
v. 15-19. C’est pourquoi le Résidu
fait appel à ses compassions. Israël comme peuple les ignore, mais l’Éternel est
pour eux un Père et un Rédempteur. C’est ce dernier caractère qui, nous l’avons
vu, domine dans tous ces chapitres.